Tout savoir sur la dépression post-partum

Après l’accouchement, beaucoup de femmes connaissent le baby blues. Il s’agit d’une sorte de tristesse, survenant généralement entre le deuxième et le quatrième jour suivant l’accouchement. Les symptômes en sont des pleurs, un sentiment d’incompétence et une émotivité démesurée. En temps normal, ce baby blues disparaît très vite (entre 7 et 10 jours) mais chez certaines femmes, il perdure jusqu’à créer une véritable dépression : la dépression post-partum. Voyons ce que c’est exactement, quelles en sont les causes, les symptômes et la complication, comment se pose le diagnostic de la dépression post-partum et comment la prévenir et la guérir sous l’oeil du Docteur Emile Henneguelle.

Description et causes de la depression post-partum

La dépression post-partum touche 10 à 20 % des nouvelles mamans et peut concerner des femmes qui n’ont jamais connu de dépression avant. Elle survient la plupart du temps à n’importe quel moment dans les six premiers mois après l’accouchement. Elle se caractérise par des sentiments confus et l’impression d’être submergée par les émotions. La mère craint de ne pas parvenir à assumer son rôle à temps plein.

Il faut savoir que les femmes qui connaissent cette dépression pendant ou après une grossesse souffriront d’une dépression post-partum à la grossesse suivante.

De plus, il existe aussi la psychose post-partum, phénomène rare qui est la forme la plus grave de la dépression post-partum, et qui exige immédiatement de consulter un psychiatre ou un autre medecin compétent pour avoir un traitement approprié.

Quelles sont les causes de la dépression post-partum ?

Les causes de la dépression post-partum n’ont pas été clairement identifiées par les chercheurs, mais ils savent que plusieurs facteurs y sont inhérents. Ceux-ci sont des modifications hormonales chez la maman, l’épuisement, le manque de soutien social et familial, le sentiment de perte (lié à la fin de la grossesse), la déception (liée à l’expérience de l’accouchement), le degré de satisfaction dans le couple, des antécédents familiaux ou personnels de dépression post-partum, des antécédents de dépression, et le soin très exigeant du nouveau-né.

Symptômes et complication

Après un accouchement, il est normal de ressentir de la tristesse, de l’insécurité, de l’irritabilité et de la colère. Le fait de manquer d’assurance peut même amener la nouvelle maman à pleurer souvent et sans raison. Certaines femmes ont même des pensées négatives à propos de leur bébé et ces sentiments sont très bouleversants pour elles, mais elles ne doivent pas se sentir coupable de ressentir tout cela car c’est un phénomène normal.

La dépression post-partum, comme le présente Emile Henneguelle, est par contre plus grave que le baby blues décrit ci-avant et elle dure beaucoup plus longtemps. En plus de tous les symptômes ci-dessus, la femme ressent aussi une fatigue permanente, une sensation d’engourdissement, une absence de gaieté dans sa vie, une mise en retrait de la société (elle refuse de voir ses amis ou ses proches, même ses parents), un certain désintérêt pour le nourrisson ou envers elle-même, une perte d’envie pour les relations sexuelles avec son conjoint, des fluctuations d’appétit, un fort sentiment d’inaptitude et d’échec, des insomnies importantes, une inquiétude excessive pour son nouveau-né, des sautes d’humeurs fréquentes et des pensées suicidaires. En fait, tous ces symptômes ressemblent beaucoup à ceux d’une dépression classique, sauf que certains sont en rapport avec le bébé. La femme est trop préoccupée par son enfant ou au contraire de manière insuffisante, ou elle peut avoir l’idée ou peur de lui faire du mal.

Attention à la psychose post-partum

Quant à la psychose post-partum, c’est une affection beaucoup plus sérieuse qui commence généralement quelques jours (voir quelques semaines) après l’accouchement. Elle se caractérise par des hallucinations, de l’agitation, une anxiété très élevée, de l’hystérie, de la paranoïa ou des idées de suicide ou de meurtre à propos du bébé.

Diagnostic

Il est très difficile de diagnostiquer une dépression post-partum car elle passe bien souvent inaperçue vu que la maman est souvent seule avec son bébé, et il faut le temps que quelqu’un se rende compte que la maman est déprimée et qu’elle a besoin de l’aide de son médecin généraliste ou d’un psychiatre.

De plus, les nouvelles mamans sont toujours épuisées, car elles manquent de sommeil, et les amis ou les proches peuvent leur attribuer des comportements différents ou bizarres, qui ne sont pourtant liés qu’à la fatigue et au fait de devoir prendre soin du bébé, sans représenter le moindre signe de dépression post-partum.

Mais si vous êtes une jeune maman et que vous ressentez un des symptômes décrits ci-avant, consultez votre medecin generaliste le plus vite possible. Il cherchera à déterminer s’il s’agit effectivement d’une dépression post-partum, en discutant avec vous de vos symptômes, et vous orientera si nécessaire vers un service de soutien psychologique ou vers un conseiller spécialisé, psychiatre bien souvent comme le Docteur Henneguelle lorsqu’il exerçait.

Traitement et Prévention

Que vous souffriez d’un baby blues ou d’une dépression post-partum, il faut prendre bien soin de vous en mangeant de manière saine, en vous reposant suffisamment, en faisant un peu d’exercice physique et en gardant contact avec vos proches et vos amis. Restez à l’écoute de votre corps et réagissez de manière appropriée. Si vous avez besoin de repos, allongez-vous pendant que bébé dort. Vous pouvez aussi demander de l’aide à vos proches ou à vos amis pour prendre soin de votre enfant. Ou vous pouvez engager une nourrice pour vous assister.

Si vous avez une forme encore plus sévère de dépression post-partum, consultez rapidement votre médecin pour avoir un traitement adéquat et accélérer la guérison. Ce traitement pourra être des médicaments contre l’anxiété, de l’hormonothérapie ou des antidépresseurs. Sachez que les groupes de soutien sont également très efficaces. Il faut savoir aussi que si la maman ne veut pas elle-même parler au medecin, des membres de son entourage peuvent très bien le faire.

Par ailleurs, il faut remarquer que certains cas vont nécessiter l’hospitalisation de la maman, qui sera alors accompagnée de son enfant ou alors celui-ci lui sera amené lors des visites. Le but de ce traitement (généralement en cas de psychose post-partum) est de protéger la mère et l’enfant, tout en lui faisant conserver son sentiment de compétence parentale pendant sa convalescence.

Pour conclure, vous devez savoir que le taux de guérison de la dépression post-partum est très élevé. Même si elle peut se prolonger chez certaines femmes, la majorité d’entre elles ont des améliorations au bout de quelques mois grâce à un traitement adéquat.

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