Consultation et traitement des troubles mentaux à Le Mans

Titulaire d’un diplôme de santé publique obtenu le 28 mars 1989 à l’université Pierre-et-Marie-Curie, Paris-VI, Emile Henneguelle est un medecin generaliste spécialisé en psychiatrie. Bien que retraité de nos jours, le docteur Emile Henneguelle exerce en tant que psychiatre Le Mans . Pour lui, c’est un signe d’engagement pour la santé publique. Il y voit avant tout un intérêt public, et par conséquent ne sélectionne pas ses patients.

La prise en charge des maladies mentales par les médecins généralistes

Selon l’OMS, les troubles mentaux sont l’une des causes majeures de morbidité dans le monde et surtout dans les pays industrialisés, avec une prévalence allant de 4,3 à 26,4% par an. En outre, ils y figurent parmi les maladies les plus coûteuses, leur charge substantielle comprenant les coûts de traitement, les pertes de productivité, les déficiences fonctionnelles et la réduction de la qualité de vie. Environ 80% de la population des pays industrialisés, dont 30% à 40% qui présentent des symptômes psychologiques importants, consultent un médecin généraliste au cours de l »année. Avec un taux aussi élevé, les médecins généralistes sont de plus en plus sollicités dans le traitement des maladies mentales, les services psychiatriques ne pouvant à eux seuls, ni répondre à toute la demande de soins, ni en garantir l’efficacité.

Médecin généraliste spécialisé en psychiatrie

En qualité de médecin généraliste spécialisé en psychiatrie, le docteur Emile Henneguelle est au contact direct de ses patients, fournissant les premiers soins lors de la prise en charge des troubles mentaux. Il est ainsi amener à assurer différentes fonctions parfois délicates. Il coordonne également le traitement à administrer à ces derniers en les mettant en relation avec des services psychosociaux et des prestataires de soins spécialisés. Ce rôle est très crucial car dans de nombreux cas, les patients présentent aussi des problèmes physiques (diabète ou maladie cardiovasculaire) ou de toxicomanie. Par ailleurs, les soins primaires ainsi fournis sont plus accessibles, moins stigmatisants et plus complets (le docteur Emile traitant aussi bien les maladies physiques que les troubles mentaux) que les soins spécialisés.

La problématique du diagnostic et du traitement des maladies mentales

Des compétences spécifiques sont nécessaires pour diagnostiquer les troubles mentaux et administrer les bons soins. Paradoxalement, les médecins généralistes sont formés pour diagnostiquer d’autres catégories de maladies, d’où leurs difficultés à utiliser le langage psychopathologique. Plusieurs d’entre eux n’ont pas forcément accès à une une base biologique précise des troubles mentaux, bien que des contributions significatives aient été réalisées dans ce sens grâce aux récents progrès en neurosciences.

La phase de traitement soulève un autre défi important à relever : développement des compétences en communication, prescription des médicaments en fonction des meilleures preuves scientifiques, prise en compte des interventions les plus appropriées, etc. Par conséquent, outre le besoin de nouvelles connaissances, un changement d’attitude s’impose dans le processus d’apprentissage, ainsi que dans le contact avec les malades mentaux.

Programmes axés exclusivement sur le diagnostic et l’utilisation des médicaments

En effet, un examen approfondi des écrits sur la santé mentale et les soins de santé primaires révèle que les psychiatres et les médecins généralistes ne sont pas toujours d’accord sur les sujets imminents à aborder dans le cadre de la formation continue. En outre, les programmes axés exclusivement sur le diagnostic et l’utilisation des médicaments ne tiennent pas toujours compte de l’objectif principal de la pratique clinique en soins primaires, à savoir la capacité à développer et maintenir une relation avec des patients ayant des problèmes psychologiques complexes. Ils ont eu par conséquent, peu ou pas d’impact dans le changement des attitudes. Il est nécessaire de permettre aux médecins généralistes de discuter de leurs perceptions de la psychiatrie, des problèmes mentaux et de l’attention accordée à ceux-ci dans le système de santé.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *